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GrantChester : une série anglaise assez particulière

GrantChester : une série anglaise assez particulière Posted on 21 mars 20183 Comments

Certains vont se demander : que se passe t’il sur ce blog ? D’autres vont (peut-être) crier au scandale ou tout simplement être surpris. Je pense que vous serez surtout étonnés. Vous allez vous demander pourquoi une série de ce type a son article ici, mais voilà : je vais vous parler de Grantchester. Jusque-là, vous vous demandez peut-être encore où je veux en venir, ce qu’il y a d’étrange dans cet article. Cette série n’est pas un coup de cœur mais une petite bouffée d’air frais.

Au début, j’ai sélectionné cette série anglaise dans ma liste Netflix un peu au hasard. Le visuel et la description m’ont plu, classique. En revanche j’ai eu un frein, ou plutôt un gros cliché : le logo FR3 qui s’affichait sur l’image de présentation. Alors non, je n’ai rien contre cette chaîne. En revanche, je suis fortement traumatisée par les séries type Dereck ou Rex que je voyais jeune lorsque j’étais chez ma grand-mère les mercredis. Non, je vous rassure j’ai adoré mon enfance ! Grantchester n’est pas une série allemande mais anglaise, plutôt à la Miss Marple mais légèrement plus sympathique et je vous dis de suite pourquoi !

 

Résumé de Grantchester :

En 1953, un jeune vicaire fait équipe avec un inspecteur de police pour résoudre des crimes dans la ville de Grantchester, située dans le comté de Cambridgeshire en Angleterre. Petit à petit, les deux hommes se lient d’amitié, tout en s’apportant mutuellement dans le travail.

 

Non, la religion n’est pas trop présente

Sans forcément vous raconter ma vie privée, je vous le dis : je ne suis pas croyante. Donc le côté catholique de cette série n’est vraiment pas ce qui m’a tenté de prime abord. Bien au contraire, cet aspect de la série aurait plutôt tendance à me rebouter. Pour autant, j’ai tout de même tenté l’aventure et je peux vous le dire : si, comme moi, cet aspect vous rebute, n’hésitez pas. Alors oui, le personnage principal est un pasteur. Oui, il fait des sermons. Oui, il y a quelques aspects moralisateurs. Cependant, ces aspects sont davantage axés sur un côté bisounours que réellement religieux. En gros, les rares sermons que l’on verra seront basés sur les aventures de l’épisode en cours.

De même, sans trop les mettre en avant, la série pointe du doigt certains aspects négatifs de la religion. Notamment certains scandales qui ont éclaté ces dernières décennies. Le but de la série n’est clairement pas de vous endoctriner, bien au contraire. La religion est surtout là pour aider à la construction du personnage principal.

 

Sidney Chambers, un personnage principal captivant

Et d’ailleurs, parlons-en de ce personnage principal. Mené par James Norton que vous avez pu voir entre autre dans L’expérience interdite, Black mirror ou Guerre et Paix, le personnage de Sidney Chambers est charmant et reposant. Avec son sourire à tomber et son petit air malin, ce n’est pas un vicaire classique. On le sent, bien qu’il ait choisi lui-même cette vocation particulière, on sent qu’il a besoin de plus. De plus de fantaisie dans sa vie. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il se lie d’amitié avec Geordie Keating, un policier de la ville de GrantChester. Bien loin de notre sœur Thérèse.com, on se prend vite au jeu de ce vicaire alcoolique et épris d’une femme qu’il n’aura pas.

Il fait des bêtises (et à du mal à les assumer), il est en colère, a des émotions, bref il est humain et l’on s’y attache très vite. En revanche je vais être claire avec vous : j’ai beaucoup plus de mal à m’y attacher lorsqu’il est en tenue de vicaire.

 

Le contexte, bien que basique, très agréable

Non, le contexte n’a rien d’original, on se retrouve dans une Angleterre post seconde guerre mondiale. Voyez, rien de bien original. Mais le tout fonctionne vraiment très bien. On y retrouve les accents anglais rafraîchissants, les paysages bien bucoliques, les caractères parfois un peu coincés, les problématiques des années 50. La question de l’homosexualité (masculine) est très mise en avant puisque la question était souvent mise en lumière dans cette décennie. Bref, bien que l’on n’innove pas, le tout forme une combinaison qui fonctionne vraiment très bien.

Vous l’aurez sans doute compris, cette série n’est pas pour tout le monde. Certains pourront l’adorer alors que d’autres la trouveront clairement plan-plan. Je conseille GrantChester aux personnes qui aiment les séries anglaises. A ceux qui ne souhaitent pas nécessairement une série d’action.

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